» Équilibre fragile »

« La sculpture est faite et pour les aveugles et pour ceux qui voient; la peinture ne s’adresse qu’aux yeux.(…)La sculpture suppose un enthousiasme plus opiniâtre et plus profond, plus de verve forte et tranquille en apparence, plus de ce feu couvert et caché qui bout au-dedans;c’est une muse violente, mais silencieuse et secrète. »

La grande Amoureuse de Verlaine

 

 


 

 

 Oui, tu fus comme une héroïne,

Et maintenant tu vis, statue

Toujours belle sur la ruine

D’un espoir qui se perpétue

En dépit du Sort évident,

Mais tu persistes cependant!

 

                                                                 « Tu fus une grande amoureuse » Paul Verlaine.

 

Le mystère du treizième portrait de Léonard élucidé……Magnifique

 


Les experts semblent avoir découvert, grâce à une empreinte digitale indiscutable , une peinture, « Bella Principessa« .
Si cela s’avère confirmé, ce serait la première 
oeuvre majeure de Léonard de Vinci retrouvée depuis 100 ans ! 
De plus, trouver un tableau grâce au 
Da Vinci code génétique  … 

Ce profil de Belle Princesse, jusque là censé être une oeuvre Allemande du 19ème siècle, à été achetée 19.000 $ par l’expert en art Peter Silverman à la galerie Ganz à New York pour le compte d’un collectionneur anonyme suisse en 2007.
Le marchand d’art Kate Ganz le détenait depuis environ 11 ans après l’avoir achetée aux enchères pour un prix similaire.

Le propriétaire actuel de l’oeuvre, un riche colectionneur Suisse, semble déterminé à conserver le tableau. Il aurait promis à Silverman de lui payer « déjeuner, dîner et caviar pour le reste de sa vie, si il était amené à être vendu ».

Si l’authentification est confirmée, le tableau pourrait valoir aujourd’hui 150 Millions de dollards !

 Un lien pour voir la vidéo :      http://youtu.be/_Ew1NQayGwk

Article du guide web MIWIM

L’Art de la femme à lunettes….

L’art

Oui, l’œuvre sort plus belle
D’une forme au travail
Rebelle,
Vers, marbre, onyx, émail.

Point de contraintes fausses !
Mais que pour marcher droit
Tu chausses,
Muse, un cothurne étroit.

Fi du rythme commode,
Comme un soulier trop grand,
Du mode
Que tout pied quitte et prend !

Statuaire, repousse
L’argile que pétrit
Le pouce,
Quand flotte ailleurs l’esprit ;

Lutte avec le carrare,
Avec le paros dur
Et rare,
Gardiens du contour pur ;

Emprunte à Syracuse
Son bronze où fermement
S’accuse
Le trait fier et charmant ;

D’une main délicate
Poursuis dans un filon
D’agate
Le profil d’Apollon.

Peintre, fuis l’aquarelle,
Et fixe la couleur
Trop frêle
Au four de l’émailleur.

Fais les sirènes bleues,
Tordant de cent façons
Leurs queues,
Les monstres des blasons ;

Dans son nimbe trilobe
La Vierge et son Jésus,
Le globe
Avec la croix dessus.

Tout passe. – L’art robuste
Seul a l’éternité.
Le buste
Survit à la cité.

Et la médaille austère
Que trouve un laboureur
Sous terre
Révèle un empereur.

Les dieux eux-mêmes meurent
Mais les vers souverains
Demeurent
Plus forts que les airains.

Sculpte, lime, cisèle ;
Que ton rêve flottant
Se scelle
Dans le bloc résistant !

Théophile Gautier